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Mise en concession à l’ex-ONATRA : faux procès contre le Gouvernement …

(In La Prospérité n°4124 du 29 Octobre 2015)  *Le banc syndical de la Société Commerciale des Transports et des Ports, SCTP SA,  a  lancé  un véritable cri de détresse au Gouvernement,  lors d’un rassemblement,  la semaine dernière devant le bâtiment administratif de la Société. Le cri de détresse du banc syndical est doublé de graves accusations. En effet,  le président de l’intersyndicale, Lambert Osango,  accuse carrément le Gouvernement de vouloir sacrifier l’ex-ONATRA. La pomme de discorde est le lancement par le Gouvernement d’un projet de mise en concession des Ports maritimes de Matadi et Boma et, en même temps,  du chemin de fer Matadi– Kinshasa.

Cracher sur la main qui le nourrit

Pour justifier son accusation et monter les agents contre le Gouvernement, le président de l’intersyndicale reproche notamment,  au Gouvernement d’avoir doté le pays d’une compagnie aérienne « Congo Airways, en puisant dans la cagnotte de la Redevance Logistique terrestre,  pourtant,  instituée  par le Gouvernement et non par la SCTP. Pour nombre  d’analystes, c’est le monde à l’envers. Au lieu d’aider la Direction Générale de la société à maintenir l’élan de redressement en cours, le banc syndical s’acharne à contrer l’action du Gouvernement. Pourtant, la volonté de l’exécutif d’aider la SCTP est clairement affichée.

Tous les agents de la SCTP ont salué la rénovation, par le Gouvernement, du Bateau ITB  Kokolo, une fierté retrouvée,  pour le peuple congolais. Il y a seulement quelques jours, les agents de la SCTP ont été informé d’un vrai miracle : l’usine de traverses dispose actuellement de tous intrants nécessaires pour produire les milliers de traverses nécessaires à la réhabilitation du rail entre Kin et Matadi. Ce sont des investissements financés par le Gouvernement et auxquels la SCTP,  seule,  aurait été bien incapable de faire face.  Là, clairement, le banc syndical pousse les travailleurs à cracher sur la main qui les nourrit.

Réalité des faits

Il nous revient du COPIREP que la mise en concession d’une partie  des activités opérationnelles de la SCTP,  n’est pas un démembrement, ni  encore moins une privatisation  des actifs de la Société. L’image évoquée pour expliquer la situation est celle d’un propriétaire qui donne à louer, son immeuble délabré  à un tiers,  à charge pour ce dernier,  de le rénover et l’exploiter, en payant au propriétaire une redevance régulière durant toute la durée du bail. Et,  à la fin du contrat dont la durée est convenue de commun-accord, la gestion de l’immeuble réhabilité,  avec tous les aménagements financés  par le locataire, est rendue à son propriétaire.

Pendant donc toute la durée de la concession, la SCTP percevra une redevance qui permettra de financer son fonctionnement, en ce compris,  les charges du personnel. C’est l’exemple parfait de l’homme d’affaires avisé : faire tourner son affaire,  sans, forcément, mettre la main à la pâte et se contenter d’en tirer les bénéfices.

Le projet de mise en concession ne date pas d’aujourd’hui, pas plus qu’il n’est tombé du ciel. Des études sérieuses ont été menées  par un consultant international recruté par le COPIREP. Ensuite, des ateliers de validation auxquels ont pris part toutes les parties prenantes  notamment,  des représentants de la Présidence de la République, plus précisément du Collège infrastructures, du Gouvernement, de la Direction Générale de la SCTP  et du banc syndical de l’époque, des experts indépendants ont sanctionné le travail du consultant. La presse nationale aussi y avait  été invitée   à ces travaux. Le rapport de ces ateliers a été alors,  transmis au Conseil des ministres qui l’avait  étudié et  analysé, avant de décider de l’option de restructuration de la SCTP.

C’est à la faveur de ces études que le consultant CPCS avait  notamment,  proposé la mise en œuvre d’un plan d’actions transitoire de deux ans destiné à sauvegarder les actifs de la société,  avant la mise en concession. C’est une recommandation logique étant donné que l’ensemble du processus de montage d’une concession,  requiert plusieurs mois.

Il est donc tout à fait faux de prétendre qu’il avait été recommandé un moratoire de trois ans. Tout comme il est faux de prétendre qu’il existe des textes qui obligent le Ministère des transports à conférer à la SCTP,  le rôle d’autorité portuaire. Cette recommandation-là émane des experts du COPIREP.

Il est vrai qu’entretemps, depuis le début du processus, les têtes ont changé  à la SCTP. La configuration de la délégation syndicale a, elle aussi,  changé. Mais,  faut-il,  pour cela,  tout arrêter et recommencer les  discussions  avec les nouveaux venus ?

Veiller à l’image de la République

Pour les observateurs avertis, il est de plus en plus certain que l’enjeu de la bataille syndicale est loin des intérêts des travailleurs.  Sinon, comment comprendre pareille désinformation ?

Là où le syndicat parle de démembrement, il s’agit,  en fait,  d’une mise en concession, d’une mise en location en langage simple.

Là où le syndicat accuse le Gouvernement de vouloir sacrifier la SCTP, l’on constate que c’est,  plutôt,  le Gouvernement qui met la main à la poche,  pour empêcher la société de couler corps et biens.

Là où le syndicat déplore que le droit des travailleurs n’est pas pris en compte, l’on rétorque que les droits des  travailleurs seront pris en compte sur base  d’un plan social élaboré et mis en œuvre par le biais d’un protocole d’accord à conclure avec les syndicats.

S’il est vrai, comme le déplore le président de l’intersyndicale, que la SCTP croupit dans la misère, il est étonnant de constater que c’est seulement maintenait qu’il le reconnaît. On peut,  dès lors,  se demander si la mise en concession de la SCTP augmentera la misère de la SCTP, ou au contraire,  la soulagera ?

Aux yeux de maints observateurs, la levée des boucliers qu’on observe n’est qu’un combat d’arrière-garde d’une certaine catégorie d’agents qui se battent pour sauvegarder leurs privilèges personnels, entrainant ainsi,   derrière eux,  des milliers des travailleurs qui, malheureusement,  ne profitent pas du « système ». La sanction tombera, certainement, lors des  prochaines élections syndicales ! 

Et que dire du risque d’écorner durablement, une fois de plus, l’image de la République que le Gouvernement s’emploie à redorer. Est-il responsable d’exiger du Gouvernement de retirer un appel d’offres  lancé dans les règles ? Et,  avancerait-on, pour ce faire,  le seul motif que ce projet contrarie la tranquillité syndicale? Et que dire des effets néfastes de pareille hypothèse sur l’image de sérieux retrouvé de la République Démocratique du Congo?

Et, pourtant, à dire vrai,  il n’y a aucun risque si le  Gouvernement s’engage sur  cette voie. Dans son adresse d’hier,  à l’Assemblée Nationale,  dans le cadre de la présentation de la loi des finances 2016, le Premier Ministre,  Matata Ponyo, lui-même,  a tranché. Il a, désormais, tout le monde.   Aux  représentants du peuple, il a déclaré ceci : « la mise en concession des ports de Matadi, Boma, du port fluvial de Kinshasa et du chemin de fer Matadi - Kinshasa est une stratégie de relance de cette société. Aucun actif ne sera privatisé ».

 

 (LaPros , via www.congosynthese.com)

 
 
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